Naissance du mouvement syndical
La Confédération Générale des Travailleurs Tunisiens (CGTT).
Le mouvement syndical tunisien est né au début des années vingt suite à une action menée dans ce sens par Mohamed Ali Hammi qui créa la (première) CGTT le 19 janvier 1925.
Première centrale purement tunisienne, elle fut dès sa création confrontée à différentes attaques menées contre son existence même par les autorités coloniales françaises mais aussi par les forces conservatrices locales. Elles finiront par en avoir raison ; son fondateur sera jugé et expatrié. Il mourra en exil en 1928.
La Confédération Générale des Travailleurs Tunisiens (2éme CGTT).
Fondée en 1937 par Belgacem Gnaoui, la deuxième confédération générale des travailleurs tunisiens CGTT, se voulait une réincarnation de la première CGTT. En 1938, c’est Hédi Nouira (devenu premier ministre de 1970 à 1980) qui en prit la direction suite à un conflit entre le parti et la confédération. Un an après, elle disparait.
Les Syndicats Autonomes.
Au début de l’année 1944, un groupe de syndicalistes et de travailleurs tunisiens conduits par Farhat Hached décida de quitter la section tunisienne de la Confédération Générale du Travail (C.G.T) française, principale organisation syndicale du pays et de créer un syndicat purement tunisien.
C’est alors que le 19 novembre 1944, furent fondés les syndicats autonomes du Sud, et le 6 mai 1945, furent fondés les syndicats autonomes du Nord.
Quelques mois après, les deux syndicats s’allièrent avec la fédération des fonctionnaires pour former le future Union générale tunisienne du travail (UGTT).
L’Union Générale Tunisienne du Travail (UGTT).
Ainsi formée, l’UGTT put alors tenir son congrès constitutif à Tunis le 20 janvier 1946 et élire Farhat Hached comme secrétaire général. Favorablement accueillie dans les milieux nationalistes et populaires, l’UGTT eut à jouer un rôle déterminant dans les luttes sociales et nationales.
C’est alors qu’elle dut faire face à l’hostilité de l’administration coloniale qui ne tarda pas à tirer sur des travailleurs grévistes, à Sfax en août 1947, et à Enfidha en novembre 1950 et en faire plusieurs morts.
En 1951, l’UGTT adhéra à la Confédération internationale des syndicats libres (CISL) et devient la voix appelant partout dans le monde à l’indépendance de la Tunisie.