C'est l'unité qui a permis également de continuer le combat malgrè le grand vide
laissé par l'assassinat de Farhat Hashed. C'est grâce à l'unité que l'UGTT a gagné la
bataille de l'autonomie interne et a résisté aux crises ainsi qu'aux tentatives de
destabilisation qui lui ont été imposées après l'indépendance. C'est aussi l'unité
qui a permis à l'UGTT de réaliser d'importants acquis au profit de l'ensemble des
travailleurs.L'AUTONOMIE
A l'instar de l'unité syndicale qui a constitué un facteur essentiel de succès
pendant un demi-siècle, l'autonomie de l'UGTT par rapport à toutes les organisations
politiques et son souci de conserver une importante marge de manoeuvre pour exprimer en
toute liberté les positions des travailleurs et leur évaluation des politiques
économique et sociale mises en oeuvre dans le pays, constitue la seconde clé de sa
réussite.
L'UGTT a
mené plusieurs combats pour sauvegarder son autonomie. Elle a refusé en plusieurs
occasions de se transformer en courroie de transmission et en instrument de propagande. Ce
qui lui a permis de préserver son identité et de sauvegarder la totale maîtrise de ses
décisions et prises de position.
LA
DEMOCRATIE
L'UGTT a su être dès l'origine et pour plusieurs générations une école de
patriotisme et d'abnégation. Elle a toujours été une école de démocratie et un vaste
forum ou les militants s'initient au respect de la diversité des opinions, au débat
d'idées et aux principes démocratiques pour tous les actes qui touchent le
fonctionnement de l'organisation - désignation des responsables et prises de décision.
Cette démarche fait aujourd'hui de l'UGTT un espace de coexistence entre les différentes
catégories de travaileurs - manuels et intellectuels - et un rassemblement ou se
côtoient toutes les sensibilités politiques et toutes les familles intellectuelles
idéoligiques et polititques cohabitent. Ce choix réfléchi a permis de sauvegarder
l'unité du mouvement syndical et de faire véritablement de l'UGTT l'organisation de tous
les salariés tunisiens.